Pâtre 29 mars 2011 à 13h57 | Par L.Geffroy

Les prédateurs en question

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La Fédération nationale ovine (FNO) a profité du SIA pour lancer une opération de communication sur les prédateurs et en particulier le loup. Elle a placardé des affiches autour des cases des ovins et vendredi 25 février, Frank Dieny, éleveur en Paca, est intervenu sur le ring ovin pour expliquer le malaise actuel face à ce problème que rencontrent les systèmes pastoraux. « Nous avons décidé en décembre dernier une rupture dans la conduite de ce dossier, car ce qui est mis en place ne fonctionne pas. Nous avons besoin de mesures efficaces, d’une véritable gestion des prédateurs, de prélèvements", explique-t-il. Un éleveur de Gap a récemment aperçu une meute de six loups autour de son troupeau qu’il a rapatrié en bas de l’estive. Il a été attaqué le lendemain et a préféré partir le surlendemain. Un autre à Briançon en a vu huit. "Il y a beaucoup de loups sur le terrain, ils se montrent car ils ne sont pas inquiétés, il y a urgence à faire comprendre à ces prédateurs que c'est dangereux de s'approcher d'un troupeau".
La FNO, qui ne souhaite plus siéger au groupe national loup, a décidé de renforcer les actions de communication vers les pouvoirs publics et le grand public. Le salon était l’occasion de commencer avec cette opération « les prédateurs, le point noir de l’élevage ovin ». Elle informe le grand public dans un tract que « une vingtaine d’ours et plus de 200 loups vivent aujourd’hui librement en France », que « plus de 4000 brebis, 200 chèvres et 50 bovins sont ainsi tués chaque année dans des souffrances contraires au bien-être animal, en induisant d’importantes pertes économiques pour les éleveurs ».

COMPÉTITIVITÉ EN MONTAGNE

La profession envisage une opération de plus grande envergure le 21mai prochain à Paris avec présence de moutons pour sensibiliser le grand public et les médias. « La moitié des brebis sont en montagne. Mais nous n’y avons pas les mêmes conditions de reconquête ovine que les autres régions, note Frank Dieny, il y a un décalage de compétitivité.Des surfaces sont de moins en moins pâturées, ou délaissées. Cela ne peut pas durer. »







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