Pâtre 07 mai 2011 à 18h47 | Par L.Geffroy

Perspectives économiques - L’année ovine 2010 : un essai à transformer

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La production française de viande ovine en 2010 est restée équivalente à 2009, malgré un cheptel en recul de 2%. Les importations ont en revanche reculé de 11% ce qui a eu pour conséquence un recul de la consommation et un maintien des prix à la production. Depuis près de 20 ans, la production de viande ovine française reculait inexorablement et ce recul s’était même accéléré depuis 2006, avec le découplage partiel de la prime à la brebis et la hausse des coûts de production. 2010 est venu mettre un terme à cette fatalité et la production française est restée équivalente à 2009, malgré un cheptel en recul de 2%.

Ce résultat prometteur, que personne ne prévoyait l’année dernière, est la conséquence à la fois de l’alourdissement du poids moyen des carcasses d’agneaux et d’une amélioration de la productivité numérique moyenne par brebis.

Il faut reconnaître que tous les signaux étaient au vert :

- les prix sont à de très bons niveaux depuis 2008

- les coûts de production, bien que repartis à la hausse au deuxième semestre, étaient en moyenne inférieurs à 2009

- la recapitalisation au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande a fortement réduit les importations françaises (-11%)

- et enfin, le rééquilibrage des aides mis en place en 2010 a redonné confiance (et revenu…) aux éleveurs

 

Seule ombre au tableau : ce manque de disponibilité à l’importation, responsable de la chute de la consommation en 2010 (-7%). Car d’après le panel Kantar, c’est bien en grandes surfaces que les achats des ménages ont reculé le plus ; les achats en boucherie traditionnelle, où on trouve rarement de l’agneau d’import, se sont mieux maintenus.

2010 est en quelque sorte un essai à transformer. La production française a toutes les raisons de progresser à nouveau en 2011, d’autant plus que la demande ne sera vraisemblablement pas encore fournie par les importations. En effet, les disponibilités en Nouvelle-Zélande sont prévues à la baisse et les exportateurs pourraient de nouveau y développer leurs envois vers les États-Unis ou l’Asie au détriment de l’UE. Dans ce contexte, les prix devraient se maintenir en 2011. Ils pourraient même progresser encore un peu.

Néanmoins, le défi de l’année 2011 sera certainement celui des coûts de production. L’IPAMPA ovin viande a redécollé en juillet 2010 et il continue de progresser. Il pourrait prochainement dépasser le pic de juillet 2008…

 

Pour en savoir plus :

http://www.idele.fr

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