Pâtre 19 avril 2018 à 13h00 | Par D. Hardy

L'Occitanie, un leader ovin qui souhaite le rester

La région Occitanie souhaite renforcer ses deux filières, la viande ovine et le lait de brebis. Elles bénéficient de nombreux atouts et ont aussi, chacune, des défis à relever.

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La région Occitanie fournit 71 % de la production nationale en lait de brebis.
La région Occitanie fournit 71 % de la production nationale en lait de brebis. - © B. GRIFFOUL / INFOGRAPHIE RÉUSSIR

L’agriculture de la région Occitanie est d’une remarquable diversité. On y trouve quasiment toutes les productions françaises. Mais, les ovins y occupent une place de choix. Avec ses 2,25 million de brebis, soit le tiers du cheptel national, et ses 11 000 éleveurs (8 800 allaitants et 2 200laitiers), elle est la première région ovine de France, aussi bien pour la production de viande que de lait de brebis. Les ovins sont un des piliers de la valorisation de ses territoires, des plus favorables aux plus défavorisés. Plus de 70 % des élevages sont situés en zone de montagne.

L’Aveyron, qui accueille le congrès de la FNO en 2018, est le premier département ovin de France avec ses 531 000brebis laitières et ses 103 000 brebis allaitantes. L’Occitanie détient 21% du cheptel ovin viande national et produit 32 000tonnes équivalent carcasse, soit 31% de la production française de viande ovine (y compris celle qui est issue des élevages laitiers). Le cheptel allaitant (701 000brebis) est concentré principalement sur les quatre départements du nord de la région (Lot, Aveyron, Tarn, Lozère mais également en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées). Le Lot possède à lui seul le quart des effectifs régionaux. Les systèmes de production  sont d’une très grande diversité. Sur les 3 590 exploitations (de plus de 50 brebis en 2014), la moitié sont spécialisées en ovins viande avec un cheptel moyen de 230 brebis et plus de 40 % ont des systèmes mixtes (bovin viande, bovin lait ou cultures de vente) avec un cheptel un peu plus petit (190 brebis). Les éleveurs ont su tirer profit de la diversité des territoires pour façonner des systèmes adaptés à leur environnement : pastoraux dans les causses du Lot ou de Lozère, transhumants dans les Pyrénées ou les Cévennes, intensifs dans les ségalas du Tarn et de l’Aveyron, pour n’en citer que quelques-uns…

La suite dans le dossier de Pâtre 654 de mai 2018 :

- En équilibre sur deux filières - Lait en production principale, engraissement en prestation de services : un exemple à Millau

- Réquista passe à la criée - Le 3e marché de France se renouvelle

- Le bonheur est dans la vente directe - Le pari de la qualité et de la proximité

- Le bio pour faciliter le travail - Bien vivre hors de la filière roquefort

- Seul mais pas isolé - Il s’est organisé pour travailler seul mais s’appuie sur des partenaires

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