Pâtre 24 mai 2019 à 11h00 | Par B. Morel

L’agneau de Pâques n’est pas un bébé

Pâques, la viande d’agneau fait parler d’elle. Pour contrer l’idée fausse qu’il s’agit d’agneaux nouveau-nés, les Belges expliquent la production ovine.

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LA DIFFÉRENCE DE TAILLE entre l’agneau de Pâques (à gauche) et le nouveau-né est flagrante.
LA DIFFÉRENCE DE TAILLE entre l’agneau de Pâques (à gauche) et le nouveau-né est flagrante. - © Celagri

La Cellule d’information agriculture de Belgique francophone (Celagri) a diffusé quelques jours avant Pâques, une note explicative sur l’élevage ovin. En effet, comme l’explique le document, « on a souvent tendance à croire que l’agneau dit ‘de Pâques’ estun nouveau-né ». Or, il n’en est rien et l’organisme de communication pour l’agriculture wallonne dément avec pédagogie ces idées reçues qui font du tort à la filière. Dans son document, Celagri fait apparaître la photo d’un agneau tout juste né à côté de celle d’un agneau de 40 kg, prêt à être commercialisé. Et l’organisme belge explique : « la viande d’agneau qui se retrouve traditionnellement sur notre marché à Pâques provient en fait d’animaux de trois à quatre mois élevés en bergerie. À cet âge-là, l’agneau pèse déjà près de 40 kg, soit presque la moitié de son poids adulte. » En effet, le terme « agneau » désigne traditionnellement un ovin de moins d’un an mais qui peut déjà être sexuellement actif. Il est donc loin d’être le bébé que peuvent se représenter certains consommateurs.

De la pédagogie pour expliquer l’élevage ovin

L’agneau de Pâques doit également être bien différencié des agneaux herbagers que l’on peut voir gambader dans les prés au printemps. « Ces très jeunes agneaux seront élevés à l’herbe et seront typiquement présents de septembre à décembre dans les étals des bouchers », reprend le document. En supplément de cette remise au point sur ce qu’est et ce que n’est pas l’agneau de Pâques, le Celagri, dont le but est de répondre objectivement aux attaques contre l’agriculture, profite de l’occasion pour démonter les autres clichés de la filière ovine.

Un agneau pas forcément local mais bon pour la ligne

Non, manger de l’agneau pascal ne garantit pas qu’il soit produit localement. Le Celagri rappelle que la Wallonie n’est pas autosuffisante en viande ovine et en importe chaque année près de 23 000 tonnes, en grande majorité de Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Et non, la viande d’agneau n’est pas une viande grasse. Avec 100 grammes de côtelette, un homme adulte couvre 14 % de ses besoins journaliers et le gigot, le morceau le plus maigre de l’agneau, ne présente que 5 % de lipides, c’est-à-dire un taux similaire à celui de l’aloyau de boeuf.

Plus d’infos sur Celagri, rendez-vous sur celagri.be

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