Pâtre 16 juin 2014 à 11h41 | Par L.Geffroy

DOSSIER - Les ovins durement touchés par un ténia du chien

Un ténia du chien appelé coenure, est responsable du tournis classique observé chez les agneaux lourds et les agnelles. Mais deux cas plus dramatiques sont apparus cet hiver chez deux éleveurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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- © lgeffroy

La coenurose — appelée calu en patois provençal — disparue depuis un demi-siècle presque partout en France, subsistait çà et là dans quelques grands troupeaux transhumants du Sud-est, où les chiens, nombreux, n’étaient pas toujours vermifugés avec rigueur. Mais, depuis plusieurs années, on constate dans quelques élevages une recrudescence de la maladie sur les agnelles de 6 à 12 mois, avec des pertes allant de 20 % à 80 %, voire la quasi-totalité du lot d’agnelles, ces lots variant de 50 à 300 animaux. Et de plus en plus de troupeaux sont atteints.

Cet hiver, deux cas bien plus graves ont été déclarés. Le premier a touché un troupeau d’environ 500 têtes dans les Hautes-Alpes : en une quinzaine de jours, plus de 200 brebis de tout âge (et même quelques agneaux) sont mortes de méningites, ou ont dû être achevées. Donc 50 % de pertes, et ce n’est probablement pas fini… L’autre cas, dans le Vaucluse, a touché un lot de béliers qui était conduit à part du troupeau: 43 béliers sur 60 sont morts ou ont été abattus en quelques semaines ! Donc 70 % de pertes, en attendant la suite. Cette recrudescence et ces épidémies arrivent certainement à cause de l’augmentation des chiens de protection, les « patous », dans les troupeaux. Ces chiens sont en contact permanent avec les moutons, aussi bien à l’extérieur qu’en bergerie, donc susceptibles de manger des carcasses, et leurs excréments vont ensuite contaminer le milieu: prés et parcours, foin et litière, points d’eau… C’est une conséquence indirecte et grave de la protection des troupeaux contre la prédation.

Dossier de Jean-Luc Champion (GDS 04), Hubert Germain et Franck Boué (Anses Nancy)


La suite dans Pâtre juin/juillet 2014

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