Pâtre 28 septembre 2018 à 08h00 | Par B. Morel

Des Européens partagent leurs astuces

En Europe, le réseau Sheepnet favorise les rencontres et les échanges entre professionnels de l’élevage ovin et apporte des solutions à la productivité numérique.

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La troisième rencontre internationale du réseau Sheepnet s'est tenue à Vitoria, dans le Pays basque espagnol.
La troisième rencontre internationale du réseau Sheepnet s'est tenue à Vitoria, dans le Pays basque espagnol. - © B. Morel

Écouter, discuter, comprendre l’autre, ses techniques, sa culture, son rapport à l’élevage. Cette ouverture d’esprit aux pratiques internationales en élevage ovin est le fer de lance du réseau Sheepnet. Créé en 2016 et piloté par l’Institut de l’Élevage, ce projet financé par l’Union européenne se déroule sur trois ans et a pour objectif premier de créer une dynamique d’échanges entre les pays européens producteurs d’ovins sur leurs pratiques en élevage.

À l’origine de Sheepnet, un groupe de scientifiques internationaux et le groupe opérationnel Robustagno de Midi-Pyrénées (piloté par Coop de France Midi-Pyrénées), qui regroupe éleveurs, techniciens et scientifiques avec pour objectif la réduction de la mortalité des agneaux. Jean-Marc Gautier, chef de service capteurs, équipements et bâtiments à l’Institut de l’Élevage, étant fortement impliqué dans ces deux groupes, a proposé de créer un réseau thématique européen basé sur le modèle de Robustagno : une approche multi-acteurs avec une forte implication des acteurs de terrain. De là est né le réseau Sheepnet, qui fédère dix institutions, provenant de six pays européens (France, Royaume-Uni, Italie, Irlande, Espagne, Roumanie, Écosse) et la Turquie, ont pris part au projet.

Lors des rencontres internationales, chaque délégation regroupe néanmoins des profils professionnels diversifiés tels que des chercheurs, des vétérinaires, des éleveurs, des conseillers en élevage et techniciens. Sheepnet, c’est la possibilité pour plusieurs pays européens de se pencher ensemble sur une problématique commune de l’élevage ovin : améliorer la productivité ovine. En premier lieu, ce sont les attentes et l’état des connaissances actuelles qui ont été identifiés et partagés entre les pays. Pour répondre aux attentes des éleveurs et techniciens, chaque délégation a proposé des solutions ; le but étant d’augmenter l’efficacité de la reproduction, de la gestation et de réduire la mortalité des agneaux. Certaines solutions ont été choisies pour être testées dans les élevages des réseaux dans chaque pays. Pour aider à la mise en application de ces solutions, chaque pays a dressé un catalogue de trucs et astuces innovantes identifiées dans les élevages des réseaux nationaux. Parmi ces listes de bonnes idées, certaines ont fait mouche auprès du plus grand nombre de par leur aspect pratique. « Il y a trois niveaux de travail dans Sheepnet, développe Myriam Doucet, chef de projet à l’Institut de l’Élevage. Tout d’abord, sur le terrain et dans chaque pays, un ou plusieurs réseaux de fermes innovantes participent et font remonter les demandes et les solutions du terrain. En parallèle, un groupe d’experts apporte les connaissances scientifiques. Ensuite, des journées nationales rassemblent les différents acteurs de la filière ovine pour choisir quelles idées seront portées au troisième niveau,c’est-à-dire l’international. Les avancées de la réunion internationale sont ensuite partagées au niveau national. Ce fonctionnement est renouvelé pour chacune des cinq étapes de SheepNet ».

Les membres du réseau Sheepnet se sont déjà réunis trois fois au niveau international. En Écosse, pour identifier les besoins communs, en Roumanie pour choisir les solutions les plus adaptées et en Espagne pour découvrir les trucs et astuces des pays participants.

73 trucs et astuces venant de six pays

Pour la troisième rencontre, les membres du réseau Sheepnet se sont retrouvés en juin à Vitoria, dans le Pays basque espagnol. Les 70 participants ont pu profiter des deux jours passés sur place pour découvrir l’élevage ovin local à travers la visite de deux exploitations, une en brebis allaitantes et l’autre produisant de l’Idiazabal, fromage de brebis AOP. S’en est suivi une présentation du centre de recherche agronomique Neiker, où ont pris place les ateliers thématiques de Sheepnet. En tout ce ne sont pas moins de 73 trucs et astuces qui ont été présentés par les six pays initiaux, complétées par trois propositions venant d’Australie et de Nouvelle-Zélande.


La suite du dossier dans Pâtre n°657 d'octobre :

 

  • Des pistes pours améliorer la productivité
  • Agnelage facilité, baisse de la mortalité
  • Les trucs d'éleveurs pour rendre heureux
  • Des astuces pour soulager l'éleveur au quotidien
  • Un réseau qui a de la suite dans les idées

Tout savoir sur le réseau Sheepnet et recevoir la newsletter : http://www.sheepnet.network/fr

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