Pâtre 29 avril 2014 à 08h00 | Par L.Sagot avec A.Chanvallon

DOSSIER - Des luttes courtes pour gagner du temps

Raccourcir au maximum la durée des luttes réduit le temps de travail. Mais jusqu'où l'éleveur peut-il aller dans la simplification sans diminuer le taux de fertilité?

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- © ciirpo

De plus en plus d'éleveurs optent pour des durées de luttes courtes, voire très courtes. Dans certains cas, ils se rapprochent de la conduite en bandes. La période de reproduction est alors limitée à un seul cycle ou à une insémination (IA) sans retour. Un diagnostic de gestation est réalisé 45 jours plus tard et les brebis vides passent dans le lot suivant. La durée maximum des agnelages s'élève à 20 jours en lutte naturelle et 10 jours sur IA. Cette pratique présente plusieurs intérêts : une surveillance des mises bas plus facile et une mortalité des agneaux mieux maîtrisée. Les défauts de tétée sont à l'origine de plus de 30 % de la mortalité. De plus, 40 % des animaux qui meurent avant 60 jours sont des mort-nés et des avortons.

Une pratique à adapter aux saisons et aux types génétiques

Lorsque la mise à la reproduction est raccourcie, toutes les interventions à réaliser sont simplifiées. Le diagnostic de gestation est programmé avec une bonne fiabilité. Les protocoles sanitaires se calent plus facilement. Le sevrage intervient en une seule fois à l'âge souhaité pour tous les agneaux. La conduite de l'alimentation est également beaucoup plus simple: à tel stade, telle ration, que ce soit en fin de gestation ou en lactation, avec des économies de concentré à la es pour gagner du temps clé. Enfin, les lots sont beaucoup plus homogènes et les ventes réparties sur quelques semaines, contre plusieurs mois.

Mais comment le mettre en oeuvre sans prendre le risque d'une contre-performance? Jusqu'où l'éleveur peut-il aller dans la simplification tout en maintenant un bon taux de fertilité ? Plusieurs études ont été conduites afin de répondre à ces questions. Des conditions semblent incontournables.

Il est d'abord indispensable d'adapter la durée de la lutte à la saison. Ce qui est possible en automne ne l'est pas toujours à d'autres périodes. Seules les femelles fertiles sont conduites en luttes courtes. Enfin, béliers et brebis doivent être soigneusement préparés à l'accouplement et le ratio doit être adapté. Il n'y a pas de place au hasard pour concilier luttes courtes et bons taux de fertilité. Mais dans tous les cas, cette conduite est réservée aux troupeaux qui présentent déjà des mises bas groupées sur le premier cycle lors de luttes de plus de deux mois.

La suite de ce dossier dans le numéro de mai 2014

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