Anciens numéros

112 anciens numéros

Pâtre 650
janvier 2018
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

N’oublions pas les bienfaits de l’élevage

Lors des fêtes de fin d’année, les familles se regroupent et c'est, pour certains, la confrontation avec des citadins qui ne connaissent plus que la ruralité que par les médias. Face aux accusations dont est victime le monde de l’élevage, il peut être bon de rappeler les bienfaits de l’élevage ovin sur le paysage, l’emploi, la biodiversité, le stockage du carbone des prairies, l’occupation du territoire ou la production d’aliments de qualité. Les solutions simplistes et radicales des anti-viande oublient souvent que le couple herbivore-prairie protège les sols et le paysage en luttant contre les avalanches ou les feux de fôrets. En valorisant fourrages et coproduits, les productions animales fertilisent les sols et produisent des protéines de qualité.

Renouer avec la société

En montrant ses pratiques et en parlant avec sincérité du soin apporté quotidiennement aux animaux, on peut aussi renouer avec la société. Il faut cependant savoir entendre les remises en cause. Pour se faire comprendre et aimer par les citoyens, il faut savoir évoluer progressivement pour répondre aux évolutions de la société. Pour évoluer en s’inspirant des autres éleveurs, votre revue papier se dote d’une nouvelle rubrique « Astuce d’éleveur » qui mettra en avant vos trucs et solutions pour se simplifier la vie. Toutes vos bonnes idées à partager sont les bienvenues !
En attendant, je vous souhaite une excellente année 2018 !

Pâtre 649
décembre 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Le patrimoine pastoral en danger

À l’heure où l’État met la touche finale au plan loup 2018-2023, les éleveurs et les élus ruraux se mobilisent pour que l’élevage pastoral puisse encore exister demain ; cet élevage pastoral qui entretient les territoires, occupe l’espace, empêche les paysages de se refermer et contribue même au patrimoine mondial de l’humanité. Lors des Rencontres internationales des acteurs de l’agro-sylvo-pastoralisme méditerranéen qui se sont tenues à Montpellier et dans les Cévennes, l’ombre de la prédation assombrissait toutes les interventions. Avec plus de 10 000 victimes du loup à déplorer en 2017, l’appétit du carnassier semble sans limite. Et son expansion avérée occasionne des protections toujours plus nombreuses, coûteuses et bien souvent inutiles.

Les moyens de protections proposés amènent maladies, pollution et stress aux bêtes comme aux hommes. Les attaques coûtent aux éleveurs de l’anxiété, des pertes économiques directes et indirectes avec les tarissements, avortements, pertes des acquis génétiques.Le pastoralisme n’est pas que du folklore, c’est une vraie activité économique. Dans une récente étude de l’Inra, quel que soient les moyens de protection envisagés, la perte financière directe serait de 12 à 63 % de l’EBE dans le rayon de Roquefort. Messieurs les politiques, avant de signer le nouveau plan loup, écoutez les ruraux, écoutez les élus, écoutez les éleveurs, écoutez les scientifiques, écoutez le bon sens !

Pâtre 648
novembre 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Mille métiers

Le métier d’éleveur demande une grande polyvalence. Pour s’occuper des animaux, l’éleveur doit être soigneur, gestionnaire, zootechnicien, mécanicien, commerçant, cultivateur… Certains, en plus de leur troupe, ont une activité extérieure, salariée ou non. Gros cheptels ou petits troupeaux, il y a mille façons d’être pluriactifs. Certains passionnés ont des moutons comme d’autres ont des potagers, pour le plaisir de conduire le vivant et de produire son alimentation. D’autres se prennent au jeu de l’élevage en développant la troupe, initialement acquise comme tondeuse à gazon. Des jeunes en attente d’installations se forment autant avec leurs brebis qu’avec leur activité externe.

Passionnés, ces éleveurs apprécient de mener de front deux activités qui peuvent se compléter. En plus de rapporter un peu d’argent, l’élevage ovin amène une qualité de travail, une identité d’éleveur, une proximité avec le vivant, un défi technique ou une insertion dans la vie locale. L’activité extérieure amène, elle aussi, du revenu et ouvre aussi l’éleveur vers un autre univers. Cet enrichissement demande cependant une grande organisation. Attention à ne pas s’épuiser en courant mille lièvres, mille métiers…

Pâtre 647
Octobre 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Dialogues impossibles

Les éleveurs attendent une reconnaissance de leur travail. Ils fournissent des produits de qualité tout en entretenant la diversité de paysages chère à notre pays. Quand la reconnaissance n’est pas financière, qu’elle soit au moins morale. Si la grande majorité de nos concitoyens aiment les agriculteurs, une minorité agissante blesse les éleveurs par leurs critiques. Les militants animalistes ou pro-loups qui parlent de l’élevage sans le connaître et qui veulent nous faire culpabiliser d’être omnivores ou de vouloir protéger nos troupeaux des crocs et griffes de la prédation crispent toutes formes de dialogue. Si les idées de ces militants n’ont qu’une place marginale dans les opinions de nos concitoyens, ces activistes maîtrisent mieux les images, internet et les réseaux et ils parviennent à prendre une (trop) grande place médiatique. S’il est impossible de faire basculer cette minorité agissante, il faut, face aux extrêmes, montrer la réalité au plus grand nombre. Ouvrez vos fermes, montrer les prairies et les montagnes où vivent vos animaux. Expliquez-leur vos contraintes et vos efforts. Montrez ce que vous faites de bien et dialoguez avec la société !

Pâtre 646
août-septembre 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Tous à Bellac

Du mouton, du mouton et rien que du mouton, Tech-Ovin ne traite que du mouton. Tous les éleveurs ovins sont donc invités les 6 et 7 septembre prochains à Bellac en Haute-Vienne. Pour s’informer, rencontrer ses partenaires, découvrir le matériel ou tout simplement échanger avec ses pairs, ce salon professionnel est une chance unique qui ne revient que tous les deux ans. Les éleveurs et techniciens ovins pourront tester à chaque stand le matériel spécifique ovin. Le dossier de ce numéro de Pâtre présente d’ailleurs en détail les matériels et services que vous pourrez y trouver.

Autres rendez-vous de Tech-ovin : un flux continu de conférences permettra de connaître les dernières avancées de la recherche et du développement ; plus de 300 animaux d’une quarantaine de races seront présentés ; des démonstrations autour de la laine, la tonte ou les chiens animeront les deux jours du salon. Cette vitrine accueillera aussi de futurs éleveurs qui trouveront, eux aussi, des réponses à leurs interrogations. Tout est bon dans le salon, tout est bon dans le mouton ! À bientôt à Bellac.

Pâtre 645
Juin-Juillet 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Allier ovins et cultures

 

Mettre des brebis sur une exploitation de grandes cultures présente un triple intérêt. D’abord, l’atelier ovin aide à sécuriser le revenu en suivant l’adage des œufs à placer dans des paniers différents. Ensuite, la fumure apportée permet des économies de phosphore et de potasse tout en augmentant la matière organique des sols. Les luzernes ou les couverts végétaux qui aident à l’équilibre des sols seront aussi valorisés par les ovins au même titre que la paille, les céréales ou les coproduits végétaux. Enfin, la création d’un atelier ovin peut permettre de conforter un salarié avec des pointes de travail à intercaler avec les travaux des champs. Cela peut-être aussi une façon d’installer un associé ou un jeune sans forcément beaucoup s’agrandir.

 

Les avantages gagnant-gagnant de la polyculture-élevage

 

Ce partenariat gagnant-gagnant se retrouve aussi chez les arboriculteurs qui sont de plus en plus nombreux à faire appel au service des ovins pour entretenir leurs vergers. Économies d’intrants pour les cultures, autonomie alimentaire des ovins, optimisation de la main-d’œuvre, sécurisation économique, autant de bonnes raisons d’allier l’élevage et les cultures !

Pâtre 644
mai 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

De la viande et de l’espace

Les moutons sont de plus en plus demandés pour entretenir les espaces urbains et ruraux. Greenwashing ou réel soucis écologique alors que les communes n’ont plus le droit d’utiliser des produits phytosanitaires depuis janvier 2017, cette utilisation des petits ruminants comme tondeuses à gazon silencieuses et écologiques peut ouvrir des opportunités pour certains éleveurs. Il en est de même dans les vignes où les vignerons cherchent de plus en plus à se donner une image verte et responsable.

Pour les nouveaux éleveurs qui se lancent dans cette activité, la production de viande est souvent secondaire. L’élevage à des fins d’entretien des espaces doit cependant être aussi exigeant avec les animaux, la santé ou la réglementation que l’élevage à des fins de productions de viande. On ne traite pas un mouton comme on entretient sa tondeuse et les paysagistes doivent absolument se former à l’élevage avant de commencer leur activité. À ce jeu de la brebis tondeuse, ce sont souvent les races rustiques à petits effectifs qui s’en sortent le mieux. Elles sont plus adaptées pour la valorisation des broussailles, elles renforcent le lien au terroir et leur petit gabarit permet d’éviter les vols.

Pâtre 643
avril 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Des questions et des mercis

Le salon de l’agriculture vient de se terminer et, une fois encore, le public s’est pressé Porte de Versailles. Soucieux des difficultés de l’agriculture, les consommateurs sont curieux de la profession qui les nourrit tous les jours. S’ils viennent si nombreux, c’est une façon de remercier les paysans qui prennent soin des sols, des paysages, des territoires, des animaux et des bons produits. Avec interrogations et respect, le grand public se rend compte de la passion qu’il faut pour exercer un métier qui n’est plus considéré comme un labeur subi mais comme un choix de vie assumé.

Être agriculteur est un engagement qui suppose d’accepter la diversité des tâches et parfois leur pénibilité. Veiller au bien-être des animaux, à la croissance des cultures, produire du vivant, gérer des ressources, décider selon les conditions météorologiques, capter les tendances des marchés, manager… autant de savoirs et de savoir-faire qui forment le quotidien de l’éleveur. En rencontrant les acteurs agricoles, la valeur pédagogique du salon prend toute sa dimension pour un public concerné par le devenir de son agriculture, par son alimentation et son mode de vie.

DAMIEN HARDY - Rédacteur en chef

Pâtre 642
mars 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Vérités post-agricoles

Alors que l’on s’interroge de savoir si des fausses informations, relayées viralement par les
réseaux sociaux, ont contribué à l’élection de Donald Trump ou au Brexit, on peut questionner
les médias sur leur traitement des sujets agricoles. Sans vraiment parler de désinformation, on peut parfois noter un parti pris ou une orientation des médias grand public caressant les lecteurs dans le sens du poil en fustigeant l’agriculture « industrielle » et en glorifiant « le petit producteur ». Heureusement, les médias jardinent davantage les sujets agricoles au moins pendant une semaine, celle du Salon de l’agriculture…

La vérité se nourrit aussi du point de vue agricole

 

La presse professionnelle agricole doit aussi savoir interroger sur son propre parti pris. À Pâtre par exemple, nous ne présentons pas les abattoirs ou le loup de la même façon que la presse grand public. Notre point de vue colle bien souvent celui des éleveurs et de la filière
mais nous voulons, tout en restant dans le vrai, éclairer ces sujets d’une autre façon que L214 ou les associations dites « environnementalistes ». La vérité se nourrit de toutes ces nuances.

Pâtre 641
Fevrier 2017
Afficher l'édito

L'édito de Damien Hardy

Des hommes avant les caméras

En voulant imposer la présence de caméras dans les abattoirs, l’Assemblée nationale semble
vouloir nier les efforts des hommes formés à la protection animale. Le parcours législatif n’est cependant pas fini, notamment pendant cette année électorale… Pourtant, les animaux
sont respectés dans nos abattoirs. Les images de maltraitance fournies par les associations   « animalistes » sont loin d’être une généralité. Comment faire comprendre au grand
public que ces dérives condamnables ne sont pas la norme ?

Les maltraitances sont loin d’être une généralité


Les abatteurs, tout comme les éleveurs, respectent une réglementation déjà bien fournie. Ils veillent au bien-être des animaux, autant pour la qualité de la viande, que par bon sens et humanité. Certes les animaux sont tués mais tout est fait pour éviter d’inutiles souffrances.
Le dossier de Pâtre veut le rappeler. Aussi antinomique que cela puisse paraître, le bien-être des animaux en fin de vie est une préoccupation pour les éleveurs et les abatteurs.

DAMIEN HARDY - Rédacteur en chef

Question du mois

Menez-vous vos animaux à l'herbe ?

Répondez à la question

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui