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L'édito de Damien Hardy

Le patrimoine pastoral en danger

À l’heure où l’État met la touche finale au plan loup 2018-2023, les éleveurs et les élus ruraux se mobilisent pour que l’élevage pastoral puisse encore exister demain ; cet élevage pastoral qui entretient les territoires, occupe l’espace, empêche les paysages de se refermer et contribue même au patrimoine mondial de l’humanité. Lors des Rencontres internationales des acteurs de l’agro-sylvo-pastoralisme méditerranéen qui se sont tenues à Montpellier et dans les Cévennes, l’ombre de la prédation assombrissait toutes les interventions. Avec plus de 10 000 victimes du loup à déplorer en 2017, l’appétit du carnassier semble sans limite. Et son expansion avérée occasionne des protections toujours plus nombreuses, coûteuses et bien souvent inutiles.

Les moyens de protections proposés amènent maladies, pollution et stress aux bêtes comme aux hommes. Les attaques coûtent aux éleveurs de l’anxiété, des pertes économiques directes et indirectes avec les tarissements, avortements, pertes des acquis génétiques.Le pastoralisme n’est pas que du folklore, c’est une vraie activité économique. Dans une récente étude de l’Inra, quel que soient les moyens de protection envisagés, la perte financière directe serait de 12 à 63 % de l’EBE dans le rayon de Roquefort. Messieurs les politiques, avant de signer le nouveau plan loup, écoutez les ruraux, écoutez les élus, écoutez les éleveurs, écoutez les scientifiques, écoutez le bon sens !

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