Pâtre 25 novembre 2014 à 08h00 | Par L. Geffroy

La viande du mouton Boulonnais appréciée sur son territoire

Un magasin collectif permet désormais aux habitants de Boulogne-sur-Mer de goûter aux plaisirs de la viande d’agneau Boulonnais.

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Anthony Cazin passe deux après-midi par semaine à vendre les produits et ceux de quatorze autres exploitants.
Anthony Cazin passe deux après-midi par semaine à vendre les produits et ceux de quatorze autres exploitants. - © L. Geffroy

Cela fait peu de temps que les habitants de Boulogne-sur- Mer, dans le Pas-de-Calais, trouvent au pas de leur porte de la viande d’agneau de la race locale mouton Boulonnais. En effet, un magasin de producteurs «Vert de Terre », situé à l’entrée de la ville a ouvert ses portes en mai 2013 et c’est le seul point de vente à Boulogne-sur-Mer pour cet agneau produit pourtant localement. Il est distribué par ailleurs dans des boucheries et des restaurants haut de gamme, sur la côte touristique ou à Lille, mais il manquait aux papilles des Boulonnais. Anthony Cazin, éleveur ovin à Nabringhen, assure des permanences deux après-midis par semaine et deux samedis par mois dans ce magasin collectif, en alternance avec les 14 autres agriculteurs engagés : maraîchers, éleveurs bovin, porcin... Pour l’instant, il n’y a pas de salarié et chacun vend les produits de tous grâce à des réunions où le permanencier s’informe des actualités de uns et des autres.

Les consommateurs apprécient cette viande locale et le jeune éleveur en tire une certaine fierté. Il fournit le magasin à raison de quatre à cinq agneaux par semaine. « Il faut se démarquer de l’agneau traditionnel, que le client retrouve le goût d’antan, il cherche cela », constate Anthony Cazin. Se lancer dans la vente directe demande de l’organisation. Les agneaux sont abattus à Fruges, à 50 kilomètres de l’exploitation. Ensuite, l’éleveur emploie un boucher qui vient découper la viande sur sa ferme et Anthony se charge luimême de la transformation qui lui prend deux jours par semaine (saucissons, viandes marinées... Le prix du gigot au kilo est à 21,90 euros, les côtes à 17 euros… Anthony estime avoir multiplié son chiffre d’affaires par deux depuis l’ouverture de ce point de vente.

 

La suite dans Pâtre n°619 de décembre...

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