Pâtre 22 décembre 2014 à 08h00 | Par D. Hardy

La bonne forme de l’agneau bio

La filière ovine bio suit le boom de consommation des produits issus de l’agriculture biologique. Une conférence au Sommet de l’élevage a montré la bonne forme de l’agneau bio à travers un exemple aveyronnais.

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Le chiffre d'affaires de la viande ovine bio a connu une croissance de 50 % en six ans.
Le chiffre d'affaires de la viande ovine bio a connu une croissance de 50 % en six ans. - © J. Diependaele

Le cheptel d’ovins allaitants bio est passé de 84 000 brebis en 2006 à plus de 131 000 en 2013 et il représente aujourd’hui un peu moins de 4 % du cheptel français. Le nombre d’élevages bio a lui progressé de près de 30 % entre 2010 et 2013, passant de 938 à 1210 exploitations certifiées. D’après l’Agence bio, le chiffre d’affaires de la viande d’agneau bio était de 38 millions d’euros en 2013 contre 26 millions de 2007, soit une progression de près de 50 % en six ans.

Pour suivre plus finement ces données, la commission bio d’Interbev a mis en place un observatoire des ovins bio qui permet de mieux connaître la disponibilité en offre. « Un peu plus du tiers des éleveurs bio sont adhérents à un groupement », détaille Jean-François Deglorie, animateur de la commission bio d’Interbev. Surtout localisés dans le Sud et le Centre de la France, ces 440 élevages bio ont livré 29 000 agneaux à des OP en 2013. Avec un poids moyen de 17,54 kilos, l’agneau bio rapporterait en moyenne 6,70 euros net par kilo de carcasse à l’éleveur.

En comptant les agneaux abattus pour la vente directe et l’achat direct des transformateurs aux producteurs, l’observatoire estime à 55000 le nombre d’agneaux bio français abattus en 2013. « Mais une part importante d’agneaux élevés en bio ne serait pas commercialisée en bio », regrette Jean-François Deglorie. « Si les 131 000 brebis bio françaises produisent un nombre théorique de 0,68 agneau bio par an, le potentiel français d’agneaux bio avoisine les 90000… ». Mais pour tout valoriser en bio, la régularité des sorties est à améliorer. En effet, durant l’été, les éleveurs livrent plus d’agneaux que les besoins du marché et inversement à Pâques.

Le bio, Aprovia y croit. Cette organisation de producteurs de l’Aveyron est devenue l’un des premiers opérateurs français en bio. Sur ses 250 éleveurs ovins laitiers et allaitants adhérents, 35 sont en bio et apportent régulièrement des agneaux et des brebis. «Nous avons accompagné les éleveurs bio à partir de la première crise de l’ESB en 1998 », explique Jean- Luc Bruel, directeur d’Aprovia. «Au début ce sont les éleveurs laitiers qui ont ouvert la voie mais maintenant les deux tiers des volumes bio sont apportés par les éleveurs allaitants ». Plus de 5000 agneaux et brebis bios sont collectés chaque année par le groupement puis abattu à Capdenac en Aveyron et distribués par les établissements Grefeuille sous la marque Agnobio.

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