Pâtre 30 janvier 2017 à 08h00 | Par Marie-Astrid Batut

L'animal respecté à l'abattoir

Pour une partie du grand public, les abattoirs sont vus comme des zones de non droit pour les animaux. Ils sont pourtant contrôlés et soumis à une réglementation stricte qui garantit la protection des animaux.

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Les opérateurs qui manipulent les animaux sont formés au bien-être animal
Les opérateurs qui manipulent les animaux sont formés au bien-être animal - © A. Villette

La polémique prend de l’ampleur depuis un an suite à une vidéo montrant de la maltraitance animale au sein d’un abattoir du Gard tournée par L214, une association militante pour la fin de l’élevage. Depuis, les vidéos chocs ne cessent de pleuvoir, la dernière en date, tournée à l’abattoir de Limoges, montre l’abattage de vaches gestantes. La querelle met éleveurs et abatteurs en porte-à-faux. Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conditions d’abattage a ainsi été formée. Elle a rendu ses conclusions le 20 septembre dernier après six mois de travail. Ce rapport mettait en avant une volonté d’accroître les contrôles et la transparence dans les abattoirs. La commission proposait notamment de rendre obligatoire l’installation de caméras dans toutes les zones des abattoirs où des animaux vivants sont manipulés.

Le bien-être est une préoccupation pour les éleveurs et les abatteurs

Les députés ont voté en faveur de cette mesure le 12 janvier dernier. La vidéosurveillance pourrait être obligatoire dans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018. Les abatteurs sont soumis à une régle-mentation stricte sensée garantir le bienêtre animal. Si certains ne la respectent pas, au risque de lourdes sanctions, la plupart des abattoirs, sont contrôlés et ne dérogent pas à cette réglementation.Lorsqu’on visite l’abattoir de Sisteron, par exemple, les animaux ne semblent pas soumis au stress ni à des souffrances inutiles. Le bien-être animal est devenu une préoccupation essentielle pour les consommateurs, mais il serait faux de penser qu’elle ne l’est pas pour les éleveurs et les abatteurs. Des éleveurs ont ainsi créé un collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme » afin de promouvoir l’abattage mobile à la ferme et ainsi garder un oeil sur les conditions d’abattage.

Un dossier à retrouver page 22 du numéro 641 de Pâtre

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Sophie (49) | 08 février 2017 à 17:28:33

je suis éleveuse, comment rejoindre le collectif qui promeut l'abattage mobile, car j'y suis tout à fait favorable.

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