Pâtre 26 octobre 2015 à 08h00 | Par A. Villette

Ils font confiance à leur technicien

Le technicien d’élevage doit accompagner l’éleveur dans l’amélioration de ses performances techniques et l’aider à prendre du recul sur l’exploitation.

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Ludovic André, éleveur de brebis laitière en Aveyron et Noémie Amposta, sa technicienne d'Unotec ont remporté le premier prix des trophées de l'élevage ovin dans la catégorie jeunes installés
Ludovic André, éleveur de brebis laitière en Aveyron et Noémie Amposta, sa technicienne d'Unotec ont remporté le premier prix des trophées de l'élevage ovin dans la catégorie jeunes installés - © A. Villette

Dans un contexte de volatilité accrue des couts de matières premières, les exploitations doivent être performantes pour dégager du revenu. Une étude réactualisée par l’Institut de l’Elevage en 2012 a montré que la productivité était le premier facteur technique pesant dans le revenu, quel que soit le système, avant le prix de l’agneau, le cout des concentrés... Technicité, innovation sont au cœur du métier d’éleveur qui doit toujours être à l’affut de nouvelles techniques pour optimiser sa production. Mais avec l’augmentation de la taille des exploitations, la raréfaction de la main d’œuvre, les éleveurs ont peu de temps pour battre la campagne à l’affut des innovations.

Un regard extérieur sur l’exploitation

Mis à l’honneur dans les trophées de l’élevage ovin, concours organisé par la FNO, Interbev ovin et Fil rouge pour récompenser les bonnes performances des élevages ovins, le couple éleveur technicien est donc très important dans la vie de l’exploitation. Au-delà du tri des agneaux ou des bilans économiques, le technicien accompagne l’éleveur tout au long de l’année, le guide dans ses réflexions pour la recherche de l’autonomie alimentaire ou l’optimisation des couts de productions par exemple. Il apporte aussi un regard extérieur sur l’exploitation : comme il suit plusieurs élevages, il peut témoigner de ce qui se passe ailleurs et permet ainsi à l’éleveur de se comparer aux autres et de puiser des idées dans ce qui se passe ailleurs. C’est souvent un échange gagnant-gagnant qui se met en place et les éleveurs demandeurs de techniques font progresser le technicien.

« Ces prix récompensent un travail de longue haleine, commentait un responsable de structure d’appui technique lors de la remise des prix. Je suis content que les binômes techniciens éleveurs soient récompensés car il faut une symbiose entre les deux pour progresser. Le relationnel est important. »

 

Retrouvez le dossier complet dans le Pâtre 628 avec:

- Un appui technique pour jeune hors cadre - reportage chez Ludovic André à La Cavalerie

- Accompagné dans le programme lumineux - reportage chez Jean-Michel Doublet à Bretignolles

- Des agneaux de Sisteron pour la coopérative - reportage chez Jean-Paul Busi à Caseneuve

Marie-Chantal Laurent, éleveuse de 700 brebis dans le Lot et Pauline Goillon, technicienne à la coopérative Geoc (à gauche), 2ème prix des trophées en catégorie signes officiels de qualité
Marie-Chantal Laurent, éleveuse de 700 brebis dans le Lot et Pauline Goillon, technicienne à la coopérative Geoc (à gauche), 2ème prix des trophées en catégorie signes officiels de qualité - © A. Villette

 

Il voit les performances de l’éleveur

Parole d'éleveur : « Nous adhérons au label agneau fermier du Quercy depuis sa création en 1983. Le cahier des charges correspond à nos pratiques d’élevage et nous croyons à la nécessité de reconnaitre la qualité. Tous les ans, nous essayons de participer à une journée de promotion du label, comme en 2014, la journée Lot of saveur qui a eu beaucoup de succès. Je crois dans l’importance du binôme éleveur-technicien. Le technicien voit les performances de l’éleveur quand l’éleveur ne s’en rend pas forcément compte. »

Parole de technicien : « A l’EARL de Lescot, les éleveurs sont pointilleux techniquement et très demandeurs. Il est intéressant de travailler avec des éleveurs comme eux qui nous poussent toujours vers l’amélioration de l’élevage et les nouveautés techniques. »

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