Pâtre 29 septembre 2015 à 08h00 | Par L. Sagot

Gagner plus en engraissant les réformes les plus maigres

Avec les prix actuels des brebis de réforme bien finies, la question de leur engraissement devient plus légitime. Le dossier du Pâtre n°627 apporte de toutes nouvelles références sur les plus-values possibles.

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En 2014, 568 000 brebis ont été réformées en 2014.
En 2014, 568 000 brebis ont été réformées en 2014. - © L. Sagot

L’engraissement des brebis de réforme est jugé peu ou pas rémunérateur par les éleveurs et les opérateurs contrairement à la production bovine où la vente des réformes représente à 20 à 35 % du produit bovins hors aides (source Inosys-Réseaux d’Élevage 2014). La grande majorité d’entre elles sont ainsi vendues par les éleveurs en l’état, avec un degré de finition qui oscille entre « très maigre » et « fini » et pour un prix moyen de l’ordre de 7 à 100 euros. Au final, 87 % de cette production est abattue en France pour un poids moyen de 26 kg de carcasse alors que 13 % sont exportés en vif. D’après le service économie de l’Institut de l’Élevage, l’Italie reste le principal pays acheteur des brebis françaises avec 57 % des brebis exportées suivi par le Liban avec 32 % des têtes exportées. Pour ce marché qui représente 568 000 brebis en 2014, la filière a mis en place des débouchés adaptés à ces différentes catégories.

Pourtant, depuis quelques années, le marché des brebis de réforme apparaît plus rémunérateur pour des brebis bien finies, c’est-à-dire grasses, et qui affichent un poids de carcasse supérieur à 30 kg. Avec un prix de vente qui dépasse 80 €, la question de la finition devient légitime. Mais combien y a-t-il à gagner à engraisser une brebis en « bout de course » ? Faut-il finir les plus maigres ou bien celles qu’on appelle les « demis », c’est-à-dire presque finies ? Et avec quelles rations ? Une étude réalisée de 2013 à 2015 et pilotée par l’Institut de l’Élevage sur des fonds FranceAgriMer vient de répondre à toutes ces questions. Vingt-quatre lots de brebis de réforme ont été engraissés sur 13 sites différents, lycées agricoles et sites expérimentaux, et avec différents types de rations. Bien sûr, ce type d’animaux n’est toujours pas prioritaire sur l’exploitation et l’engraissement des brebis de réforme ne se justifie que si les stocks sont supérieurs aux besoins des brebis en production. Mais en choisissant bien les brebis à engraisser et leur ration, la marge est de l’ordre de 40 euros par brebis par rapport à une vente en maigre. Pour cela, les brebis doivent être aptes à valoriser leur ration, c’est-à-dire déparasitées et parées si besoin. Car, contrairement à une brebis vide, la brebis en cours d’engraissement est un animal avec des besoins azotés et surtout énergétiques nettement supérieurs.

La suite dans Pâtre n°627 d'octobre 2015

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